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Batteries

Lundi 11 décembre 2006 1 11 /12 /2006 15:26
On a pu entendre ça et là des rappels fait par des fabricants tels que APPLE ou DELL ( 4 millions de batteries pour ce dernier – Rappel DELL - sur des batteries qui présentaient des risques et où des cas d’échauffements anormaux, voir d’incendies avaient eu lieu. Dans les deux cas cités c’est SONY qui est directement en cause : en effet il ne faut pas oublier que les éléments Lithium-Ion constituant les packs batteries, sont fabriqués pas des spécialistes du domaine que sont SONY, VARTA, SANYO, SAMSUNG et d'autres, et que le fabricant de l'appareil n'est pas directement concerné.

Mais il faut bien se garder de mettre en cause la technologie Lithium-Ion ou Lithium Polymère, bien que par nature plus sensible du fait de sa densité d'énergie plus élevée et des réactions chimiques mises en jeu. Il faut plutôt mettre en cause la qualité de fabrication des éléments Li-Ion, les dispositifs de protection intégrés à l’élément et au pack batterie, le dispositif de charge et les conditions de fonctionnement. Des éléments Li-Ion utilisés seuls, sans protection, ou avec une protection faible sont et resteront potentiellement dangereux. Une réduction de coûts sur ces aspects, ou de la mauvaise qualité, conduira fatalement à ouvrir une brèche dans la sécurité de la batterie.

L’un des principal mode de défaillance d’un élément Li-Ion c’est la surcharge en tension : charger un élément non protégé avec une tension > à 4,2 V conduit à provoquer une réaction chimique entre les éléments actifs et l’électrolyte organique, la pression augmente, la soupape s’ouvre et l’oxygène pénètre dans l’élément, formation de Lithium métallique sur l’électrode négative qui réagit avec l’oxygène et la réaction finale c’est l’explosion incendiaire de l’élément ( production d’environ 1 M3 de flammes ). On peut trouver d’ailleurs sur Internet un certain nombre de vidéos de petits malins qui font exploser des éléments ou des batteries : aller sur YouTube et taper dans recherche : lithium battery explosion.
Dans toutes ces vidéos il faut préciser que toutes les protections ont été inhibées et que l’élément Li-Ion est VOLONTAIREMENT placé dans un état instable par une action mécanique ou électrique anormale. Ces manipulations ne sont biens sûr pas à reproduire, car très, très DANGEUREUSES.

D’autres opérations telles que la charge ou la décharge hors des plages de températures spécifiées, le court circuit direct de l'élément, la charge ou la décharge à des courants trop importants, soit encore une dégradation mécanique de l’élément Li-Ion va conduire à endommager, voir détruire le pack batterie. Il est illusoire de croire ou de faire croire qu’un élément Li-Ion peut se passer de circuits de protection. En aucun cas les causes de dégradations normales ( autodécharge, augmentation de la résistance interne, perte de capacité ) ne peuvent présenter de risques majeurs. Par contre, un défaut de fabrication, avec la présence de particules indésirables dans l’élément Li-Ion par exemple peut conduire à un risque, allant de l’échauffement jusqu’au feu. ( cas de SONY évoqué au début )

La première barrière de protection se situe au niveau de l’élément Li-Ion : une soupape de sécurité mécanique qui se déclenche sur une augmentation de la pression interne. Chez SAFT, le séparateur d’électrodes fond à 120°C bloquant ainsi le transfert d’Ions et arrêtant le processus chimique lors d’un emballement thermique.
La deuxième niveau de protection se situe dans le pack batterie : un circuit électronique de protection associé à des dispositifs électromécaniques tels que fusibles thermiques, et fusibles réarmables. Ce niveau de protection assure une protection contre les surtensions, les décharges profondes, les surintensités et les températures excessives.
Le troisième niveau de protection se situe au niveau du dispositif recevant le pack batterie : un circuit de charge adapté et précis, des limitations de courants ( en charge et décharge ), un contrôle de la température du pack ( par une CTN intégrée dans le pack ), complétera l’ensemble et permettra de garantir un fonctionnement sécurisé.

Qualité et maîtrise de fabrication de l’élément Li-Ion, présence de circuits de protection correctement dimensionnés et design général en rapport avec les caractéristiques de la batterie ( charge, décharge, contrôle ), tels sont les points essentiels pour garantir une sécurité sans faille. La technologie Lithium supplante actuellement le NiMH par une densité d’énergie exceptionnelle et une baisse des prix tirée par des volumes toujours plus importants : sur les 4 milliards d’accumulateurs vendus en 2005, la moitié c’est du Lithium Ion et Lithium Polymère !

Suite à ces rappels, qui portent quand même sur environ 10 millions de batteries en 2006, les constructeurs vont essayer de trouver un terrain d'entente au travers de standards IEEE : ces standards vont encadrer le design électrique et mécanique, la production et qualification des batteries, afin d'améliorer la fiabilité et la sécurité ; IEEE P1825 pour les batteries des camescopes et appareils photos, IEEE 1625 pour les batteries de PC portables et IEEE 1725 pour les batteries de téléphones portables. Ces standards devraient être finalisés en 2007, une bonne chose !

Combustion spontanée d’un portable DELL

Des photos qui ont fait le tour de la planète : un PC portable DELL du coté de Singapour qui commence à faire des bruits de crépitements, puis une épaisse fumée blanche et enfin des flammes. Le PC a fini sa vie noyé dans un évier plein d’eau pour calmer sa fièvre. Photos publiées par le propriétaire, resté anonyme, et reprises dans un article du blog Mashup – The Sydney Morning Herlad
DELL a récupéré le PC pour expertise et donné un PC tout neuf à ce malheureux qui à eu très, très chaud !
6 rapports officiels de combustion pour DELL - Pour APPLE, c'est 9 cas détectés, avec toujours des éléments fabriqués par SONY !
Par BigEndian - Publié dans : Batteries
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Dimanche 14 janvier 2007 7 14 /01 /2007 08:28
Cet article éclaire un aspect bien souvent sujet à polémique, la durée de vie des batteries d’accumulateurs Lithium-Ion ou Lithium-Polymère. En effet, on peut lire ça et là quelque chose du genre : « la durée de vie de ces accumulateurs n’est que de 2 à 3 ans après fabrication, indépendamment du nombre de cycles de charges et même si on ne l’utilise pas ».

La durée de vie de ces accumulateurs est essentiellement basée sur la composition chimique, la géométrie de l’élément, la qualité de fabrication, la température et les profils de charge / décharge. Le fabricant de l’élément est le premier facteur déterminant : qualité de fabrication, maîtrise de la technologie , sécurités intégrées et qualité des matériaux utilisés. DELL et APPLE en ont fait la triste expérience avec des rappels de quelques millions de pièces, sur des accumulateurs basés sur des éléments SONY de faible facture : un défaut de fabrication entraînant l’échauffement, la dégradation prématurée, voir au pire la combustion de l’élément !

Le stockage des accumulateurs doit se faire si possible sous une température stable et de préférence fraîche : une température comprise entre +10°C et +20°C est idéale : une température élevée est un facteur aggravant pour l’autodécharge qui double ( environ ) par palier de 10°C, et pour « l’usure » de l’élément, qui correspond à la dégradation irréversible des composés chimiques ( oxydation ). Ces accumulateurs doivent être stockés chargés comme le NiMH par exemple, mais à un niveau de charge compris entre 40 et 60% seulement : cela à pour but de limiter l’activité chimique et donc l’usure prématurée. Dans ces conditions un accumulateur peut rester stocké plus d’1 an avec la certitude de retrouver une capacité supérieure à 80% ( Capacity Recovery Rate ) : à 60°C le délai de stockage tombe à 1 mois seulement !

En utilisation, la température est aussi importante : un accumulateur surchauffé aura une durée de vie limitée : une température en fonctionnement comprise entre +10°C et +30°C est idéale, la fraîcheur étant là aussi recommandée ; en standard, la plage de température autorisée en charge va de 0 à +45°C environ et –20°C à +60°C en décharge.

Du profil de profil de charge / décharge dépend aussi la durée de vie : un courant de charge / décharge faible, et c'est la durée de vie qui augmente. Des courants inférieurs à 0,5 C ( C = capacité nominale ) sont préconisés pour arriver à ce résultat. Le circuit de charge doit lui aussi offrir toutes les caractéristiques pour garantir une charge précise ( 4,20 V maximum ) par élément, stable et dans un régime de charge plutôt lent ( 3 à 5 heures ) ; le fait de charger à une tension plus faible, 4,10 V par exemple, réduit la capacité de 10% environ mais prolonge la durée de vie dans le même temps. De même les circuits de protections électroniques intégrés ( surintensité, décharge profonde et surcharge ) doivent offrir toutes les garanties de sécurité que requière la technologie Lithium-Ion ou Lithium-Polymère. Il est aussi recommander de charger plus souvent que de décharger trop souvent : ne pas attendre la décharge complète avant de charger, une recharge régulière même si la décharge est faible, est plus « conservatoire » pour la durée de vie que l’inverse.

On peut aussi prendre en exemple des accumulateurs Lithium des satellites, qui avec des compositions chimiques un peu différentes et des décharges limitées, peuvent atteindre 15 ans de durée de vie ! Restons sur terre, avec pour résumer les mesures conservatoires :
  • Utiliser des éléments de qualité, d’un fabricant reconnu.
  • Température de stockage et de fonctionnement la plus basse possible.
  • Stocker chargé entre 40 et 60% de la capacité maximum.
  • Courant de charge / décharge < à 0,5 C.
  • Chargeur précis, stable et lent ( 3 à 5H de charge ).
  • Tension de charge de 4,20 V / élément maximun, voir plus faible avec perte de capacité.
  • Recharger dès que la décharge est effective, même faible, ne pas attendre la décharge complète.
  • Ne jamais faire de décharges profondes.
  • Ne jamais stocker déchargé.
  • Ne jamais oublier l’importance des circuits de protection nécessaires à cette technologie.
En appliquant ces mesures la durée de vie pourra facilement s’étendre de 3 à 5 ans sans problèmes ; c’est la combinaison de ces mesures qui augmente la durée de vie de façon durable et il ne faut pas se contenter de respecter une ou deux mesures seulement.

Tags : Recommandations APPLE - Battery University - Wikipédia - Buchmann
Par BigEndian - Publié dans : Batteries
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Vendredi 16 février 2007 5 16 /02 /2007 20:16
Commençons tout de suite les hostilités en disant que l’effet mémoire n’existe pas et qu’il faut parler d’une Dégradation Temporaire et Réversible. Première précision importante : cet « effet mémoire » n’est perceptible que sur des batteries secondaires ( rechargeables ) au Nickel : sont donc concernées les batteries NiMH et NiCad ( NiMh : Nickel – Metal Hydrure / NiCd : Nickel – Cadmium )

Première fausse vérité : le NiMh n’est pas touché par cet effet mémoire ; c’est faux, car si le phénomène est moins significatif que sur le NiCd ( du fait de la durée de vie ), il est néanmoins bien présent du fait de la présence de Nickel.
Deuxième fausse vérité : l’effet mémoire proviendrait du fait qu’une batterie déchargée toujours jusqu’au même seuil, conserverais ( effet mémoire ) ce seuil sans qu’il soit possible d’aller au delà, avec pour conséquence, une perte de capacité. Ceci est vrai, mais seulement sur les satellites en orbite autour de la terre : le phénomène a été observé depuis longtemps par la NASA, car les batteries sont soumises à des périodes de charge / décharge identiques dans les périodes nuit et jour. Dans la vie de tous les jours, et donc sur terre, ce phénomène n’existe pas : un appareil quel qu’il soit n’est jamais, et de façon répétitive et constante, soumis à des cycles de charge / décharge strictement identiques.

Que ce passe-t-il donc avec les batteries NiMh et NiCd ? l’effet mémoire est un état second et réversible qui est lié principalement à la surcharge et / l’entretien de charge de la batterie. D’autres facteurs peuvent être significatifs : température, courants, période de stockage, usage, type de charge, qualité de fabrication etc ….En effet une charge mal adaptée et / ou en entretien de charge prolongé ( trickle charge ) engendre une transformation graduelle du couple chimique en une nouvelle structure dégradée : cette transformation modifie la structure cristalline et augmente la résistance interne ; cette transformation diffère entre NiMh et NiCd par des processus électro-chimiques différents, mais qui engendre la même anomalie. La conséquence, c’est un affaissement de la tension nominale par élément qui passe de 1,2 V à 1,08 V environ. Ce phénomène n’est pas brutal mais progressif, et va conduire à avoir dans un même élément une partie saine et une partie dégradée. Au cours de la décharge, avec l’énergie prélevée dans la partie saine, tout paraîtra normal jusqu’à son épuisement et l’arrivée dans la partie dégradée, ou la tension nominale va marquer une rupture dans la courbe de décharge. Etant donné que l’appareil ne décharge jamais complètement la batterie, au moins jusqu’à 1 V / élément, la partie dégradée augmente de façon significative tant que la batterie n’est pas « nettoyée ».

Le problème engendré viens d’un seuil de tension et non de la capacité réelle de la batterie qui serai perdu : car cette capacité est intacte et cet état dégradé n’est que temporaire car réversible !
Au niveau de l’appareil, cette tension anormalement basse sera vue comme une alarme batterie faible, l’extinction automatique, voir l’arrêt brutal ….. alors que la capacité réelle de la batterie est bonne, mais que la tension nominale ne l’est plus. On peut soupçonner l’apparition de ce problème lorsque l’on constate une perte soudaine d’autonomie dans une utilisation habituelle et des conditions normales ( exemple : température )

Pour supprimer cette altération il est nécessaire de décharger complètement l’accumulateur jusqu’à 1 V / élément, puis de le recharger : pour ce faire il faut faire appel à un chargeur / déchargeur automatique. . Cette « maintenance » des batteries au Nickel est nécessaire et doit se faire de façon périodique suivant l’utilisation de la batterie et son usage : contrairement à ce qui est dit, il ne faut pas non plus décharger systématiquement avant chaque recharge. Attention toutefois à ne jamais décharger au dessous de 1V/élément : la décharge profonde entraîne une perte irréversible de capacité !
Par BigEndian - Publié dans : Batteries
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Mercredi 4 avril 2007 3 04 /04 /2007 19:58
Phase au combien importante et critique des accumulateurs Lithium Ion ou Lithium Polymère, la charge doit être comprise, maîtrisée et précise. Quelque soit la technologie ( Ion ou Polymère ) le principe de charge est le même : la charge se fait à tension constante et courant constant.

La tension de charge est le paramètre principal : les éléments Lithium récents ont une tension nominal de 3,7 V nominal. La tension de charge préconisée est de 4,2 V +/- 50 mV ; c’est en effet précis, car une tension plus faible ne chargera pas complètement l’élément, alors qu’un tension trop élevée entraîne une surcharge qui peut provoquer une dégradation de l’élément, voir sa destruction. [ lire article ]

Au début de la charge et pendant toute la première partie le courant est constant, la tension de l’élément augmente alors lentement jusqu'à atteindre la tension régulée de 4,2V. Il faut noter que contrairement au NiMH, la température de l’élément augmente de seulement 1 à 2°C : cela est du a la constitution chimique et au rendement excellent d’un élément Lithium.

Après cela, la tension reste stable et régulée à 4,2V, tandis que le courant décroît. La détection de fin de charge est effective lorsque le courant à travers l’élément passe en dessous de 0,03 C, soit 3 % de la capacité nominale.

Le courant de charge doit rester faible, au maximum 0,5 C afin d’améliorer la durée de vie [ lire article ]. Un courant trop important ne va pas forcément accélérer le temps de charge : si la première phase sera plus rapide, la seconde sera allongée, et donc un temps global quasi identique. A 0,5C la durée de charge est d’environ 3 heures, 6H environ à 0,25C.

Dès que la fin de charge est détectée, il faut couper le chargeur pour éviter toute surcharge. Sur un appareil connecté régulièrement au secteur, il est tout a fait possible de mettre en œuvre une charge d’entretien en détectant la baisse de la tension nominal de l’élément, puis en activant la chargeur jusqu’à la détection de fin de charge ; l'autre solution consiste à activer le chargeur de façon périodique toute les 500 heures environ, jusqu'à la détection de fin charge., puis arrêt du chargeur, et ainsi de suite ....
Par BigEndian - Publié dans : Batteries
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Vendredi 7 septembre 2007 5 07 /09 /2007 11:46
Sans revenir sur le prix exorbitant du nouveau jouet d’APPLE, il y actuellement une grosse polémique sur la batterie de l’iPhone ( Lithium 1,4 Ah / 3,7V ) : l’autonomie annoncée par APPLE suivant différents mode de fonctionnement serait bien en deçà de la réalité. 5H en communication vocale contre 8 H annoncées ou encore 3H en surf sur internet contre 6 H annoncée ; en plus de ces chiffres décevants, la durée de vie de la batterie est mise en cause par un Américain qui porte plainte contre APPLE sur le fait que la batterie ne supporte que 300 cycles de charge / décharge et qu’il faut de plus payer fort cher les services d’APPLE pour remplacer celle-ci ( assimilation à une vente forcée ).

Et oui, comme sur l’iPod, impossible de changer la batterie soi même sans faire sauter la garantie : APPLE fidèle à lui même …. L’intervention en question coûte 79 $ auquel il faut rajouter 6,95 $ de frais de port et le temps d’immobilisation. La réponse ne c’est pas fait attendre : la firme Brando, basée à Honk Kong, propose un kit complet ( batterie, notice, outil ) permettant de changer soi-même la batterie de son iPhone pour 20 $ seulement ; cette solution peu coûteuse et hors circuit APPLE, fait bien sûr perdre toute garantie : merci encore APPLE !

Concernant la durée de vie, APPLE annonce 80 % d’autonomie au bout de 400 cycles de charge / décharge : si ce chiffre est vrai, ce qui reste à vérifier, il n’est pas si mauvais que cela et en tout cas dans la moyenne. Un élément Lithium de très bonne qualité sera toujours > à 80 % au bout de 600 cycles ; un élément de mauvaise facture sera lui entre 70 et 80 % à 100-200 cycles. La durée de vie en nombre de cycles dépend de beaucoup de facteurs comme le courant de charge et de décharge, la température, la qualité de fabrication etc … Difficile donc de présumer une durée de vie, car chaque utilisateur va avoir un « profil » d’utilisation différent et des conditions d’environnement différentes. On peut conclure en disant qu’APPLE est très « moyen » sur la batterie de l’iPhone : durée de vie très moyenne et un raté sur l’autonomie, avec une batterie certainement sous dimensionnée. De plus il semblerai que l’indicateur de charge soit buggé : même batterie chargée à bloc, l’indication n’est pas conforme. Concernant le « racket » sur le remplacement de la batterie c’est pitoyable, mais APPLE est coutumier du fait.
Par BigEndian - Publié dans : Batteries
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Lundi 21 avril 2008 1 21 /04 /2008 17:39
Après les écrans flexibles [ lire article ] voici les batteries flexibles. En 2006 ( ) la société Helvétique Leclanché a racheté la société Allemande BULLITH batteries AG, qui est née d'un essaimage de l'institut Allemand de recherche Fraunhofer : ce dernier fait parti des grands centre Européens de recherche au même titre que le CEA, le LETI ou le CNRS.

Bullith ( à ne pas confondre avec le film Bullitt de 1969 réalisé par Peter Yates avec Steve McQueen ) est spécialisé dans les batteries flexibles basées sur une technologie « lithium Ion Polymère ». Cette technologie est protégée par une dizaine de brevets avec une couverture mondiale. La technologie développée par BULLITH utilise le titanate en lieu et place du graphite traditionnel. Cette particularité lui donne des avantages majeurs tels qu'une très grande sécurité d'utilisation, la souplesse et un nombre de cycles « charge / décharge » jusqu'à cinq à six fois supérieur à ce qui se trouve actuellement sur le marché. De plus ces batteries peuvent être fabriquées dans les formes les plus diverses, selon les besoins des clients. L'inconvénient de toute technologie pointue et émergeante c'est le prix qui est 20 à 30 % plus cher qu'un batterie Lithium Polymère standard.

Un exemple d'application, les vêtements intelligents : pas pour une application débile du genre affichage lumineux dans le dos « je suis un naze mais je ne le sais pas », mais pour des uniformes de pompiers par exemple : différents capteurs ( température, rythme cardiaque ) , une radio, une caméra embarquée, une liaison sans fils. Un uniforme qui pourrait bien sauver la vie et aider les pompiers à combattre le feu de façon plus efficace : des sociétés privées et des labos font des recherches la dessus.

( ) Il faut faire un peu d'histoire car Leclanché c'est le nom d'un ingénieur Français, Georges Leclanché, né en 1839 à Parmain et mort le 14 septembre 1882 à Paris. Il crée une première pile Leclanché le 8 janvier 1866 dans un petit laboratoire au fond d'une remise : c'est une pile au carbonate de cuivre. Il l'améliore puis met au point la première pile au manganèse. Son invention est primée en 1867 à l'Exposition universelle de Paris.
Par BigEndian - Publié dans : Batteries
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